14 décembre 2017

Semaine du cerveau à NeuroSpin (CEA Paris-Saclay)

Afin de limiter la propagation du coronavirus SARS-CoV-2, tous les événements de la Semaine du Cerveau Paris-Saclay sont annulés dont l’ensemble des événements à NeuroSpin !

 

NeuroSpin (CEA Paris-Saclay) vous ouvre ses portes exceptionnellement pour la Semaine du Cerveau.
C’est l’occasion de venir écouter de grands spécialistes lors de conférences et de découvrir l’exposition d’Alicia Lefebvre.

Programme

 

Conférences

Amphithéâtre de NeuroSpin
Gratuit. Dans la limite des places disponibles.
Se présenter à l’accueil quelques minutes avant l’horaire. 

 

Lundi 16 mars 12h00-12h30 :
Ouverture de la semaine du cerveau 2020 par Philippe Vernier, directeur de l’institut des Sciences du Vivant Frédéric Joliot du CEA.

 

Lundi 16 mars 12h30-13h30 :
« Cerveau et bilinguisme »
Christophe Pallier,
neurolinguiste, chef de l’équipe Neuroimagerie du langage à NeuroSpin

L’apprentissage de la parole, du langage met en jeu des mécanismes cérébraux qui sont l’objet d’intenses recherches. L’étude de l’apprentissage des langues pose aussi de
passionnantes questions. Quelles aires cérébrales sont activées par la première et la seconde langue? Le cerveau des bilingues diffère-t-il du cerveau des monolingues? Peut-on oublier une langue? Voici quelques questions qu’abordera Christophe Pallier lors de sa conférence.

 

Mardi 17 mars 12h30-13h30 :
« Thérapie(s) génique(s) contre la maladie de Parkinson : aspects précliniques et cliniques »
Philippe Hantraye
, directeur scientifique de l’infrastructure NeurATRIS et du département MIRCen de l’institut de Biologie François Jacob, CEA Fontenay-aux-Roses

En 2014, quinze personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont récupéré en grande partie le contrôle de leurs mouvements grâce à une thérapie innovante mise au point entre le CEA de Fontenay-aux-Roses, l’Hôpital Henri Mondor, l’Université Paris 12 et la société britannique Oxford Biomedica Ltd. Cette thérapie consiste à injecter dans le cerveau des patients qui présentent une forte carence en dopamine, un vecteur viral codant pour les gènes responsables de la production de ce neurotransmetteur. Les recherches se poursuivent pour améliorer le procédé et le rendre adapté à chaque cas particulier (médecine de précision).

 

Mercredi 18 mars 12h30-13h30 :
« Notre cerveau : un constructeur de modèles »
Timo van Kerkoerle,
responsable de la Deep-Imaging Platform de NeuroSpin

Nous supposons généralement que notre expérience du monde extérieur est stable et précise. En réalité, notre perception est toujours activement générée par notre cerveau, basée sur des modèles internes de la façon dont nous pensons que le monde est construit. Les avancées récentes en neurosciences indiquent qu’un rôle crucial de ces modèles
internes est de prédire les changements dans notre environnement et d’optimiser nos interactions avec lui. Ces nouvelles découvertes sont motivées en partie par un développement très important des techniques d’imagerie optique, qui sera également discuté.

 

 Jeudi 19 mars 12h30-13h30 :
«  Décoder l’activité cérébrale »
Bertrand Thirion, chef de l’équipe Parietal Inria/CEA à NeuroSpin

La mesure de l’activité cérébrale en IRM nous apprend-elle quelque chose d’utile et de vérifiable sur le comportement d’un sujet au cours de l’expérience ? Nous permet-elle de comprendre comment l’esprit traite des problèmes cognitifs ? Pour répondre à ces questions, les neuroscientifiques ont développé, depuis une quinzaine d’années, des techniques dites de décodage cérébral. Celles-ci s’appuient sur une approche par prédiction : à partir d’une image de cerveau, on cherche à prédire l’état cognitif associé. Dans cette présentation, nous illustrerons cette approche et son intérêt pour les neurosciences cognitives. Nous discuterons aussi du lien avec l’intelligence artificielle. Enfin, nous
décrirons les développements en cours à NeuroSpin.

 

Vendredi 20 mars 12h30-13h30 :
« L’incroyable cerveau du bébé : que nous apprend la neuroimagerie ? »
Jessica Dubois, co-responsable de l’équipe Neuropédiatrie InDev/Inserm à NeuroSpin

Dès la naissance, le bébé est capable de percevoir et traiter des informations complexes grâce à son cerveau qui présente une organisation structurelle et fonctionnelle déjà élaborée. L’intense maturation et plasticité des réseaux cérébraux vont lui permettre d’acquérir d’impressionnantes capacités sensorimotrices et cognitives pendant les premiers mois, et d’apprendre de son environnement. Les recherches récentes en neuroimagerie nous ont permis de mieux comprendre les multiples facettes de ce développement et de ses pathologies précoces.

 


©Alicia Lefebvre

 

Exposition

Du 16 au 20 mars
Rencontre et échanges avec l’artiste de 11h30 à 14h30

NeuroSpin aura le grand plaisir d’accueillir Alicia Lefebvre, Artiste-Auteur qui exposera ses œuvres dans le showroom de NeuroSpin.
Disposant d’une licence en psychophysiologie, et pratiquant la musique depuis son enfance, Alicia Lefebvre a décidé de monter sa propre association, Emotions Synesthètes, visant à vulgariser les neurosciences par le biais d’expositions de peintures et spectacles musicaux. Elle est également la créatrice de très belles peluches neurones colorées, qui, tout en amusant petits et grands, nous en apprennent beaucoup sur cette fabuleuse cellule qu’est le neurone.
Elle nous honorera de sa présence pour accueillir les visiteurs de 11h30 à 14h30 tout au long de la semaine.

 

A propos de NeuroSpin

Localisé sur le plateau de Saclay à 25 km de Paris, NeuroSpin est une infrastructure de recherche sur le cerveau qui exploite de grands instruments d’imagerie. Le centre fait partie de l’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot au sein du CEA Paris-Saclay. En fonctionnement depuis le 1er janvier 2007, NeuroSpin ouvre ses grands instruments à la communauté scientifique nationale ou internationale, académique ou industrielle.

Dirigé par Stanislas Dehaene, Professeur au Collège de France, NeuroSpin est un centre où physiciens, mathématiciens et neuroscientifiques s’allient pour développer en synergie les outils et les modèles qui permettront de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau normal et pathologique, avant ou après traitement. Centrées sur la neuroimagerie, les recherches conduites à NeuroSpin s’articulent autour des développements technologiques et méthodologiques (acquisition et traitement des données), des neurosciences cognitives et des neurosciences précliniques et cliniques. L’interaction entre tous ces domaines de recherche fait de NeuroSpin un centre tout à fait original parmi les centres de recherche en imagerie dédiés aux neurosciences.